En 2007, quand Julien Jimenez commence à positionner ses premiers sites en tête des résultats Google sur des requêtes concurrentielles, Google Discover n’existe pas. Le format apparaît sous le nom de Google Feed à la fin de 2016, avant d’être rebaptisé Discover en 2018. Le consultant SEO lyonnais aura donc passé plus de dix ans à travailler le référencement classique avant de s’intéresser à ce canal alors tout jeune. Il dit lui-même n’avoir « connu qu’une seule activité, le web ».
Google Discover ne fonctionne pas comme une recherche. Personne ne tape de mot-clé : l’utilisateur ouvre l’application Google ou son navigateur mobile et reçoit un flux de contenus choisis selon ses centres d’intérêt, son historique de consultation et des signaux de qualité propres à chaque page. Une page peut y générer plusieurs milliers de visites en une journée, puis disparaître du flux la semaine suivante, sans avertissement ni explication officielle. Sur le site seo-jimenezjulien.com, cette spécialité figure aux côtés du netlinking, qui reste la signature de Julien Jimenez depuis la création de Korleon’Biz, son agence, au début des années 2010.
Un flux mobile qui échappe aux règles habituelles
Ce fonctionnement change la manière de raisonner. En référencement classique, une page grimpe sur une requête donnée et le trafic suit une courbe plus ou moins prévisible. Sur Discover, il n’y a pas de position à suivre : soit la page entre dans le flux d’un nombre suffisant d’utilisateurs, soit elle n’y entre pas. Les images de grand format, la fraîcheur du contenu et la vitesse de chargement pèsent dans l’équation, mais aucun outil ne garantit qu’un article sera repris. Julien Jimenez présente ce sujet comme l’une de ses spécialités, aux côtés de l’audit SEO complet qu’il appelle un audit « 360 », et du SEO technique portant sur la vitesse, l’indexation et le balisage des pages.
Pourquoi le sujet reste peu occupé
Peu de consultants s’y risquent, et la question du recrutement donne une indication du pourquoi. Dans une interview accordée à e-works.fr, Julien Jimenez résume la difficulté à trouver des profils formés : « En tant qu’agence, recruter des référenceurs qualifiés devient un vrai défi. » Un audit Discover demande une compréhension technique fine, loin des recettes qui fonctionnent pour un article ciblant une requête précise. Le parcours de Julien Jimenez, connu dans la communauté SEO sous le pseudonyme Korleon depuis son blog korleon.fr et ses comptes Twitter @korleon38 puis @KorleonKBiz, remonte à une époque où le référencement se limitait presque entièrement à la recherche classique. Il a été invité du podcast SEO de Laurent Bourrelly, consultant actif depuis 2004, et totalise aujourd’hui quatorze recommandations LinkedIn de pairs du secteur.
Korleon’Biz embauche son premier salarié en 2013 et compte une dizaine de collaborateurs en 2016, une équipe restreinte, largement à distance, réunie lors de séminaires réguliers, qui a travaillé pour des clients comme CuisineAZ ou 1001Pharmacies. En 2018, Julien Jimenez lance aussi NextLevel.link, une plateforme de netlinking que ses propres chiffres situent à plus de 20 000 sites utilisateurs et environ 2 millions de liens orchestrés, des chiffres avancés par la plateforme elle-même et non vérifiés de façon indépendante. Cette base, construite sur le netlinking, laisse de la place pour explorer un sujet moins rentable à court terme comme Discover.
Une méthode en trois temps, sans promesse de résultat
La méthode que Julien Jimenez applique à ses missions SEO, Discover compris, tient en trois temps :
- audit et stratégie
- mise en œuvre
- croissance mesurée
Aucune de ces étapes ne promet une entrée dans le flux Discover. Rien n’est garanti : le canal reste, par nature, hors du contrôle direct d’un consultant, aussi expérimenté soit-il.
Julien Jimenez partage cette approche lors d’événements SEO francophones. Le 7 avril 2023, il intervient à la Warehouse de Nantes pour Webisland, avec une conférence intitulée « La ténacité au service de la passion ». Il est aussi apparu à SEO By Night, à Orléans, un 13 avril, aux côtés de Romain Miikula pour la séance de questions, un format ouvert où les certitudes sur un canal comme Discover manquent souvent autant que les réponses toutes faites.